mercredi 3 août 2011

Non, l'objectivité des médias n'existe pas

Avoir un animal domestique, c'est bon pour la santé psychique et physique. Qui n'a jamais lu un article allant dans ce sens?

Or, selon une étude publiée dans le numéro d'août de Current Directions in Psychological Science par Howard Herzog, professeur en psychologie à l'Université Western Carolina aux Etats-Unis, c'est loin d'être évident.

Selon lui, il y a autant d'études qui déclarent qu'avoir un animal à ses côtés est positif que d'autres qui affirment le contraire ou avancent que l'effet est nul. La différence résidant dans le fait que les premières font les gros titres médiatiques, alors que les secondes sont passées sous silence.

Pourquoi nous autres journalistes mettons-nous en évidence une étude qui prouve que caresser son chat/chien diminue considérablement le stress, alors que nous opérons un blackout concernant celle qui démontre que les possesseurs d'animaux risquent plus la crise cardiaque? Voilà une question qui mériterait d'être creusée.

Ce que je constate à l'occasion, une fois de plus, une fois encore, c'est que l'objectivité en matière journalistique est un mythe.

Et un tabou. J'avais à l'époque de mon stage provoqué un tollé en exposant ce qui précède. Aujourd'hui je persiste et signe: quelle que soit la forme qu'il endosse, y compris en travail d'agence, le journalisme a toujours été, est et restera d'opinion.

Je trouve très dommage que la profession ne l'assume pas ouvertement. Parce qu'en persistant à ne pas dire son nom pour maintenir je ne sais quelle illusion politiquement correcte, en persistant à se présenter sous les attributs de l'objectivité, elle perd de plus en plus en crédibilité.